Le monde selon l'abeille

Une longue nuit

Forêt en feu Au feu!
La forêt s'enflamme.
Les longues flammèches jaillissent du brasier, incendient les arbres.
Les étincelles fusent...
Soudain,
Les dernières lueurs du soleil.
Le crépuscule enveloppe la forêt.
Le calme revient.

Aller-venir sur l'estran

Les ciels de la Terre Lune en état d’ivresse
épouse de la Voie Lactée
Soleil, tombé de l'azur.
Printemps à mes pieds.

Jardin envoûté La lune joue à cache-cache avec les nuages,
coup de baguette magique, une lumière éblouissante
transfigure le jardin,
réveille le monde enchanté des fées et des lutins,
fait jaillir les nymphes des eaux,
égaye les farfadets.
Tous se mettent à frémir, à virevolter, à galoper…
Les esprits prennent possession des lieux
folâtrent avec tout ce qui meuble l’esplanade
et qui se mêle à ces jeux insolites.
Même David, vainqueur de Goliath, sur sa colonne,
se lance dans ce carnaval débridé.
Jardin envoûté par une folle nuit d’octobre.

Bonheur des poissons rouges L’eau calme ou trouble
une surface chatoyante ou sombre
comme un miroir.
Les platanes s’y mirent dans leur reflet
leurs feuilles caressent le ciel
ils jouent avec les étoiles filantes,
cyprins dorés agiles et libres
Une poésie des quatre saisons
éternel bonheur des poissons rouges.

Triptyque

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